« L’île de Hôzuki » de Kei Sanbe

26 10 2010

En recherche d’un nouveau manga à lire ces derniers temps je suis allé voir mon magasin Manga préféré, le « Bazar du Bizarre » ou l’on m’a conseillé ce petit manga un peu à part, « L’île de Hôzuki ». Comme une personne avisée en vaut deux, je suis allé à la médiathèque Sonanbul pour voir s’ils les avaient, ce qui était le cas. Après la lecture des premiers tomes, j’étais tellement pris par l’histoire que je suis allé dès le lendemain prendre la fin de l’histoire au Bazar. Nul besoin de dire donc que j’ai véritablement adoré cette histoire, mais sans plus attendre voici le pitch de ki-oon:

Abandonnés par leur mère, deux enfants sont envoyés dans un centre de réadaptation sur l’île de Hôzuki. Kokoro et sa sœur aveugle, Yume, découvrent que leur nouveau foyer compte seulement quatre élèves, pour autant de professeurs.

Petit à petit, les langues se délient. Les histoires des autres pensionnaires font froid dans le dos: à les en croire, meurtres, disparitions, visions fantomatiques et sombres machinations se succèdent sur cette île inquiétante… Pour survivre, les enfants n’ont qu’un seul mot d’ordre: ne se fier aux adultes sous aucun prétexte.
Un petit bijou horrifique en 4 tomes signé Square Enix. »

cover Hozuki

Les couvertures des quatre tomes de « l’île de Hozuki »

J’étais tout d’abord assez septique à l’idée de lire un thriller sous forme BD. Je trouve personnellement que ce format n’est pas des plus naturel pour ce genre de scénarios. Il faut dire qu’après cette lecture je pense avoir quelque peu changé d’avis: ce n’est pas adapté à la BD franco belge. En effet l’avantage du manga est qu’il permet une lecture très dynamique, on favorise donc la rapidité à un travail soutenu du dessin qui pousse à la contemplation de la case. Les grands yeux ainsi que les codes du manga permettent aussi de faire passer des concepts sans avoir une bulle de texte explicative qui ralenti le rythme. Le choix du dessin en noir & blanc renforce ici l’immersion du lecteur, la forêt qui ceinture l’île et les nombreuses scènes qui se déroulent dans la pénombre sont effectivement bien plus prenantes que si elles avaient été faite en couleur. Une chose renforce encore plus le contraste, c’est le « character design » qui est assez enfantin et  qui contraste avec la brutalité de l’histoire. L’histoire justement, parlons-en.

fantôme de l'île de Hozuki

le fantôme de la petite fille, un personnage énigmatique de l’histoire qui nourrit de nombreux fantasmes.

On suit au début deux personnages , Kokoro et sa petite sœur Yume, qui arrivent sur une île ou il n’y a qu’un seul bâtiment, une école entourée par une très large forêt. Les deux enfants prennent la chambre d’un autre enfant malade et qui est parti à l’hôpital sur l’île principale. Une chose frappe dès le début, le nombre assez faible d’enfant sur l’île, en effet, ils ne sont que six élèves pensionnaires alors qu’il y a quatre professeurs. On comprend toutefois très vite que les enfants de cette école ont tous un passé lourd malgré leur jeune âge. Souvent abandonnés par leurs parents de manière plus ou moins affreuse (dettes de jeux, divorces ayant mal tournés…) ces derniers ont perdus la confiance qu’ils avaient envers les adultes et se méfient d’eux. En effet la disparition du dernier pensionnaire « Hisanobu » ainsi que l’apparition persistante d’un fantôme de jeune fille sur l’île nourrit la suspicion des enfants. Le huis clos omniprésent de l’île que l’on ne peut quitter et son école ceinturée par une barrière empêchant toute exploration de l’île semble en effet fort suspecte.

kokoro et yume

Kokoro et sa petite soeur aveugle Yume, les personnages principaux de cette histoire.

Au travers des tomes on a envie d’en savoir un peu plus pour connaître enfin le fin mot de l’histoire. Petit plus à la fin de chaque volume: l’auteur montre son processus de création dans des planches à la fin. On comprend donc un peu mieux comment il a travaillé pour construire son scénario. Cerise sur le gâteau, Ki-oon propose des petites histoires courtes faites par l’auteur qui avaient été publiés en one shot dans des volumes de pré-publication.

Pour finir donc, je pense que même les personnes qui ne sont pas fan de manga à la base pourraient aimer cette histoire qui a un scénario bien construit et qui ne court pas sur une cinquantaine de tomes comme d’autres séries. J’ai personnellement dévoré les quatre tomes et même si on commence à deviner la fin de l’histoire, il y a tout de même du suspense jusqu’à la fin. Un manga comme on aimerait en voir plus souvent.

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