Casus Belli, « The Magazine » du milieu du jeu de rôle.

24 01 2011

Nombreux sont ceux qui se sont rués dans leurs points presse à la nouvelle du nouveau Casus Belli, un véritable monument du Jeu de rôle français qui a connu ses heures de gloires et ses heures sombres. Après un quatrième numéro sorti quelque peu au forceps avec deux mois de retard, que dire de cassus bellicette réincarnation de Casus Belli ?  La première chose qui saute aux yeux lorsqu’on ouvre le magazine est qu’il est fait par des professionnels, la maquette est belle, l’espacement est le même sur tous les articles et les incrustations d’images ne jurent pas avec le fond.

On  constate tout de suite que l’effort mis dedans par des gens rémunérés place le magazine au dessus des autres, ainsi que des fanzines existants. Il faut avouer que malgré tout le dévouement que peut avoir un bénévole pour son fanzine, il arrive un moment où le salarié fera un travail de meilleure qualité tout simplement parce qu’il est payé pour le faire et qu’il ne fait pas cela uniquement sur son temps libre.

Le second point que l’on remarque vient de l’écoute que peut avoir la direction, elle est ouverte aux critiques constructives et fait en sorte d’améliorer son contenu à chaque magazine. Les premiers numéros n’ont pas fait l’unanimité, il faut dire que le milieu rôliste attendait énormément de cette renaissance. Rien que le fait que certains points tel que les fameux « j’apprécie » et « je regrette » ainsi que les prix des jeux soient revenus à la fin des critiques montre leur volonté d’améliorer leur formule.

L’évolution de la société depuis son arrêt en 2006 a fait qu’internet a pris une part de plus en plus importante dans le relais de l’information. Casus Belli allait-il pouvoir être à la page alors qu’il ne parait (normalement) que tous les mois ? Je dirais que l’important n’est peut-être pas d’être toujours le premier sur tout mais d’avoir un avis qui compte, de parler des initiatives de la communauté rôliste, de s’intéresser à son évolution. Des sites tels que le GROG ou  Ikosa ne sont donc pas des concurrents mais plutôt des compléments d’informations. Le site internet va vous donner une information rapidement mais le magazine vous donnera en principe un contenu plus fourni sur les sorties jeu de rôle, ce qui vous permettra de vous faire un avis plus facilement sur la pertinence de votre achat ludique.

Les bellaminettes, une institution de Casus Belli (image provenant du site http://bellaminettes.com/blog/)

Outres les critiques de jeux, Casus propose du contenu que l’on ne trouve pas sur ce genre de site : les dossiers et des scénarios. Bien sûr, on trouve ceci dans les fanzines, mais l’avantage de Casus vient du fait que c’est un magazine, ce qui lui permet d’avoir une maquette construite. La mise en page est donc parfaitement faite, quasiment comme dans un livre, on y trouve de belles illustrations mais surtout des scénarios officiels, qui ont l’avantage d’être en principe dans le même style que le reste du jeu, puisqu’ils sont écrits par le même auteur. Il permettent aussi de préciser l’ambiance que souhaite l’auteur pour son jeu, ou tout du moins la conception qu’il en a.

Quant aux dossiers, ils sont dans l’actualité, liés au calendrier ou à la sortie d’un jeu de rôle très attendu, ils donnent de bons éléments pour enrichir une partie, le numéro sur le Noir était tout particulièrement bien traité. Ce sont quelquefois les petits détails qui permettent à vos joueurs de rentrer tout de suite dans l’atmosphère de votre soirée jeu de rôle.

Toutefois, comme rien n’est parfait, quelques points me chagrinent. Tout d’abord, dans une réponse au lecteur, Casus Belli a précisé qu’il n’allait pas faire de critiques de jeux de rôles qui ne lui plairaient pas ou de ceux qui ne leur auront pas été fournis ( pour ce qui est du deuxième cas, c’est ce que j’ai pu comprendre en lisant la réponse). Je trouve que cela est bien regrettable, si un jeu de rôle est mauvais, j’ai bien envie de le savoir. Cela nous amène à un autre point, est-ce qu’un jeu de rôle qui ne serra pas critiqué dans Casus sera mauvais pour autant ? Pas forcément. Reste à voir ce que la ligne éditoriale aura prévu pour l’avenir. Tout ce que l’on espère pour Casus Belli, c’est que le magazine dure encore longtemps afin de rester la référence des magazines de jeu de rôle et continue dans l’excellence de son passé glorieux.

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2 responses

24 01 2011
Saint Epondyle

Connu de tous les rôlistes (vieux ou jeunes), Casus n’en laisse pas un indifférent, et ce justement par son côté « pro ».
Dans le domaine, c’est quasiment la seule source d’information indépendante et professionnelle, qui se place donc « au dessus » du joueur lambda (contrairement à nous autres blogueurs ou forumistes).
Comme tous les mythes, Casus fonctionne par périodes et meurt donc régulièrement. Bien que je ne souhaite pas du tout sa mort dans sa forme actuelle, je suis persuadé qu’elle surviendra tôt ou tard. Et le magazine saura ressusciter dans une forme ré-adaptée à son époque. En ceci, je crois qu’on peut dire de lui que Casus est un mythe de notre petit monde.
En tous cas, cette nouvelle mouture me convient très bien ! L’équipe a un sacré courage et un énorme talent.

25 01 2011
bEN

Tout ce que j’espère désormais, c’est qu’ils réussissent à tenir leur rythme mensuel. On croise les doigts pour que cette troisième version dure le plus longtemps possible.

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