Tron : L’Héritage (et un avis sur l’IMAX 3D)

17 02 2011

Je suis allé le week-end dernier au cinéma pour aller voir la suite de Tron, un film qui avait bercé mon enfance. Ayant revu la version de 1982 il y a peu, je pense que ce film a malheureusement mal vieilli. Il a toutefois marqué l’histoire du cinéma par ses effets spéciaux à couper le souffle pour l’époque. Tout le monde se souvient des scènes de courses poursuites en moto sur la grille et des combats de disques meurtriers. Au fur et à mesure des années, Tron est devenue une référence geek, puisque seuls les connaisseurs se souvenaient de ce film tombé dans l’oubli. Bien sûr, quelques évènements tel que le « Tron guy »

tronguy

« Tron guy »

ont permis de ressortir l’antiquité du placard. C’est néanmoins lorsque Disney a annoncé qu’ils allaient tourner la suite que la machine marketing s’est mise en place. Le « nerd » (mot utilisé par les américains qui prend la signification de geek chez nous, et vice-versa) étant devenu de plus en plus à la mode dans le monde, la firme à la souris a certainement sentit qu’il était temps de surfer sur la vague de cette référence cinématographique.

A première vue, le film à l’air alléchant, une bande son assurée par Daft Punk, Olivia Wilde (vu dans House MD) jouant un des rôles clefs de l’histoire, une bande annonce de toute beauté, que demander de plus ? Étant un fan inconditionnel de Daft Punk, j’avais acheté la B.O. dès qu’elle était sortie en France. Le travail effectué par nos deux frenchies y est véritablement remarquable. On ressent à travers les pistes cette impression d’immatériel, de voyager dans un univers virtuel avec des sonorités biens marquées qui vous resteront longtemps dans la tête alors que vous aurez déjà oublié le synopsis du film depuis longtemps.

Les premiers teasers du film prouvent que Disney a mis le paquet sur les effets spéciaux, les aperçus de l’univers sont impressionnants, les personnages en image de synthèse ont l’air plus vrais que nature. Sur ce point, le film ne m’a pas déçu. On prend sa claque visuelle, surtout sur un écran IMAX de 16 mètres de haut. Bon par contre l’effet « 3D » n’était pas vraiment là, on ne percevait l’effet de profondeur dans le monde virtuel (puisque les parties du film se déroulant dans le monde réel sont en 2D) que trop peu souvent. A quoi bon payer plus cher si l’on a pas une réelle impression de profondeur et une image floue dès que l’on penche un peu la tête sur le côté ? L’IMAX est donc un véritable plus sur ce type de film, nous plongeant dans l’action avec une image d’un net impeccable. On ne peut pas en dire autant de la 3D dont la technologie n’est clairement pas au point et n’offre rien de plus au film.

Mais revenons-en à Tron si vous le voulez bien. On a donc un monde de toute beauté, les tenues des « programmes » en cuir rendent bien mieux que les vieilles tenues en nylon du premier, les nouveaux vaisseaux ainsi que les grands classiques (motos, arches volantes) ont un look épuré. Là ou Tron : L’Héritage pèche clairement, c’est au niveau du scénario. Les films de science fiction ont biens évolués depuis le premier opus, et l’on s’attendait à ce que le nouveau film ait une histoire un peu plus poussée que celle du premier. Ce n’est malheureusement pas le cas : on devine rapidement les scènes à venir, ce qui laisse peu de surprises au spectateur.

Il est dommage qu’un univers tel que celui de Tron n’ai pas eu un scénario plus profond et moins manichéen.  Les programmes, et notamment CLU (nommé Clue dans le film), alter égo de Kevin Flynn, ou encore Castor, le patron de la boîte de nuit, ont des réactions trop humaines et dénuées de toute logique. CLU, par exemple, se lance dans des discours de dictateur militaire, choisissant de son propre chef le but à suivre par la grille ; il effectue des tâches que seul un concepteur pourrait accomplir puisqu’il s’octroie le droit de destruction de programmes mais n’a pas le pouvoir d’en créer. Il est manifeste qu’il n’y a eu aucune réflexion sur  ce qu’est un programme, ce que pourrait être une copie virtuelle d’un être humain. Le film reste néanmoins divertissant et les scènes qui avaient fait le succès du premier sont toutes aussi réussies (avec les standards actuels) dans le nouveau film.

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2 responses

17 02 2011
Saint Epondyle

Un commentaire interessant, mais malheureusement les défauts pointés du film (par toi et d’autres) reviennent toujours.
Je crains que la claque visuelle doive vraiment être puissante si elle veut tirer ce film au dessus du lot.

17 02 2011
bEN

Je pense qu’il ne restera pas dans le panthéon du cinéma… Après il faut voir un film pour ce qu’il est.

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