Tenga, un jeu de rôle dans le Japon médiéval de chez John Doe

14 03 2011

Le Japon étant au cœur de l’actualité en ce moment (regardez le canal 680 de votre fbox si vous voyez toujours pas de quoi je veux parler), je me suis dit que lui rendre un hommage au pays du soleil levant. C’est pourquoi je vous propose cette critique de Tenga qui arrivera sous peu en version vidéo. Le titre n’a évidemment rien à voir avec la marque japonaise pour ceux qui auraient fait par hasard une recherche sur google sans y rajouter « jdr ».

C’est un jeu que j’attendais avec impatience car je suis un grand amoureux du Japon et que j’étais curieux de voir ce que pourrait rendre un jeu de rôle réaliste se déroulant dans le Japon médiéval. A première vue, la période choisie ne semble pas la plus propice à une adaptation, l’Ère Edo et son isolationnisme est largement plus connu de par les nombreux films et séries qui s’y déroulent. Et en définitive on se rend compte que le choix de Brand apporte beaucoup plus de diversité, puisque à cette époque les européens sont encore présents et les guerres de clans font et défont les destins. Les castes étaient moins rigides et un paysan ambitieux pouvait devenir un grand samouraï si la chance lui souriait.
Pour vous donner une idée du contexte, un chef de clan appelé Nobunaga Oda est en train d’unifier le Japon de l’époque (ou le Tenga comme le précise l’auteur) sous sa bannière. Ce dernier est tellement puissant que même le Shogun (un grand seigneur) n’a pas d’emprise sur lui. Nobunaga prépare une nouvelle campagne pour assoir son pouvoir au sud. Le chef de guerre a qui tout souri se fait avoir dans un guet-apens et se donne alors la mort par seppuku (suicide). Sans leur chef, les généraux du clan Oda ne savent plus trop quoi faire et il y a de grandes chances pour que ce soit le retour au chaos.

Illustration de Pierrick May (Akhad)

Afin d’interpréter un personnage de cet univers, Tenga vous propose pas moins de 54 pré-tirés (qui peuvent servir aussi de personnages non joueurs) fournissant un archétype différent à chaque fois. On peut bien sûr jouer un samouraï, un noble de la cour impériale ou un shinobi (ninja), un acteur de No mais aussi des européens, comme des jésuites, ou même des pirates. Évidemment, si vous le souhaitez,Tenga vous propose de créer votre propre personnage. Les petites différences de Tenga avec d’autres jeux, c’est le fait que les joueurs ont des buts qu’ils poursuivent, et ceci est représenté par le karma (comment le joueur voit l’avenir du personnage), l’ambition (ce à quoi votre personnage aspire), la révolte (l’élément déclencheur qui fait que ce personnage sort du lot). Là où c’est encore plus particulier, c’est que vous retrouverez ces trois éléments pour votre groupe, expliquant ainsi comment les joueurs se connaissent, quel but les a motivés à se rassembler.
Tenga propose un système de jeu où tout est conçu pour faire le moins de jets de dés possible ou comme Brand le dit, faire en sorte que ces jets de dés comptent. Vos personnages ont des compétences (calligraphie, sabre, artisanat) qu’ils maîtrisent plus ou

Illustration de Pierrick May (Akhad)

moins bien. Tant que le personnage fera un score correct dans cette compétence, il n’aura pas besoin de faire de jet, étant donné que l’on a considéré d’office qu’il avait réussi. Les jets de dés n’interviennent donc que dans les moments où le personnage n’a que peu de chances de réussir. Il devra redoubler d’ingéniosité, puiser dans ses forces (dans sa jauge de fatigue pour une action soutenue, ou bien dans la jauge de ki pour une action brève). Dans ce cas le joueur devra lancer un D20 et si l’augmente son taux de réussite en fonction de sa caractéristique, cette action est risquée car, le joueur peut non seulement gagner des crans(d’enfantin à presque impossible, valeur donnée selon la difficulté de l’action), mais il peut aussi en perdre.

A cette mécanique de base, s’ajoute de nombreuses règles optionnelles, pour pimenter les combats aux sabres par exemple. En plus de tout ça, on trouvera des règles ajoutées sur le site officiel de Tenga, on en trouvera une pour donner vie aux champs de bataille sur terre et sur mer avec un système de cartes.

Les +

  • Une qualité rédactionnelle rarement vue dans un jeu de rôle français et un soin du détail.
  • De superbes illustrations qui nous plonge dans l’esprit du Tenga.
  • Un système très immersif.
  • Les annexes, créer un nom japonais avec des idéogrammes, des tableaux récapitulatifs que l’on peut glisser dans un écran de MJ universel ( en attendant un éventuel écran officiel).
  • Un site officiel qui s’enrichit et ou l’on voit l’énorme travail recherche derrière ce jeu.

Les –

  • La création de personnage et de groupe un peu déroutante car on s’attend pas à ça, mais les archétypes proposés sont là pour vous aider dans vos premières parties. Et puis évidemment, on n’est pas habitués à rechercher ce qui lie nos personnages puisqu’en général c’est le travail du MJ.
  • Un contexte un peu dur à assimiler pour un non nippophile.

Une note de 9,5/10

La perfection n’existe pas dans ce bas monde, mais ce jeu s’en rapproche et je ne suis pas le seul à le penser, étant donné que le jeu est très bien noté sur le GROG. Un système de jeu au D20 ou le 20 n’est pas une réussite critique, il fallait le faire. Bravo.

C’est un jeu que j’attendais avec impatience car je suis un grand amoureux du Japon et que j’étais curieux de voir ce que pourrait rendre un jeu de rôle réaliste se déroulant dans le Japon médiéval. A première vue, la période choisie ne semble pas la plus propice à une adaptation, l’Ère Edo et son isolationnisme est largement plus connu de par les nombreux films et séries qui s’y déroulent. Et en définitive on se rend compte que le choix de Brand apporte beaucoup plus de diversité, puisque à cette époque les européens sont encore présents et les guerres de clans font et défont les destins. Les castes étaient moins rigides et un paysan ambitieux pouvait devenir un grand samouraï si la chance lui souriait.

De quoi ça parle?

Pour vous donner une idée du contexte, un chef de clan appelé Nobunaga Oda est en train d’unifier le Japon de l’époque (ou le Tenga comme le précise l’auteur) sous sa bannière. Ce dernier est tellement puissant que même le Shogun (un grand seigneur) n’a pas d’emprise sur lui. Nobunaga prépare une nouvelle campagne pour assoir son pouvoir au sud. Le chef de guerre a qui tout souri se fait avoir dans un guet-apens et se donne alors la mort par seppuku (suicide). Sans leur chef, les généraux du clan Oda ne savent plus trop quoi faire et il y a de grandes chances pour que ce soit le retour au chaos.
Afin d’interpréter un personnage de cet univers, Tenga vous propose pas moins de 54 pré-tirés (qui peuvent servir aussi de personnages non joueurs) fournissant un archétype différent à chaque fois. On peut bien sûr jouer un samouraï, un noble de la cour impériale ou un shinobi (ninja), un acteur de No mais aussi des européens, comme des jésuites, ou même des pirates. Évidemment, si vous le souhaitez,Tenga vous propose de créer votre propre personnage. Les petites différences de Tenga avec d’autres jeux, c’est le fait que les joueurs ont des buts qu’ils poursuivent, et ceci est représenté par le karma (comment le joueur voit l’avenir du personnage), l’ambition (ce à quoi votre personnage aspire), la révolte (l’élément déclencheur qui fait que ce personnage sort du lot). Là où c’est encore plus particulier, c’est que vous retrouverez ces trois éléments pour votre groupe, expliquant ainsi comment les joueurs se connaissent, quel but les a motivés à se rassembler.

Le Système de Jeu

Tenga propose un système de jeu où tout est conçu pour faire le moins de jets de dés possible ou comme Brand le dit, faire en sorte que ces jets de dés comptent. Vos personnages ont des compétences (calligraphie, sabre, artisanat) qu’ils maîtrisent plus ou moins bien. Tant que le personnage fera un score correct dans cette compétence, il n’aura pas besoin de faire de jet, étant donné que l’on a considéré d’office qu’il avait réussi. Les jets de dés n’interviennent donc que dans les moments où le personnage n’a que peu de chances de réussir. Il devra redoubler d’ingéniosité, puiser dans ses forces (dans sa jauge de fatigue pour une action soutenue, ou bien dans la jauge de ki pour une action brève). Dans ce cas le joueur devra lancer un D20 et si l’augmente son taux de réussite en fonction de sa caractéristique, cette action est risquée car, le joueur peut non seulement gagner des crans(d’enfantin à presque impossible, valeur donnée selon la difficulté de l’action), mais il peut aussi en perdre.

A cette mécanique de base, s’ajoute de nombreuses règles optionnelles, pour pimenter les combats aux sabres par exemple. En plus de tout ça, on trouvera des règles ajoutées sur le site officiel de Tenga, on en trouvera une pour donner vie aux champs de bataille sur terre et sur mer avec un système de cartes.

Les +

– une qualité rédactionnelle rarement vue dans un jeu de rôle français et un soin du détail.
– un système très immersif
– les annexes, créer un nom japonais avec des idéogrammes, des tableaux récapitulatifs que l’on peut glisser dans un écran de MJ universel ( en attendant un éventuel écran officiel)
– Un site officiel qui s’enrichit et ou l’on voit l’énorme travail recherche derrière ce jeu.

Les –

– la création de personnage et de groupe un peu déroutante car on s’attend pas à ça, mais les archétypes proposés sont là pour vous aider dans vos premières parties. Et puis évidemment, on n’est pas habitués à rechercher ce qui lie nos personnages puisqu’en général c’est le travail du MJ.
– un contexte un peu dur à assimiler pour un non nippophile.

Une note de 9,5/10

La perfection n’existe pas dans ce bas monde, mais ce jeu s’en rapproche et je ne suis pas le seul à le penser, étant donné que le jeu est très bien noté sur le GROG. Un système de jeu au D20 ou le 20 n’est pas une réussite critique, il fallait le faire. Bravo.


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3 responses

24 03 2011
Nicolas

Je l’attendais également avec impatience, cependant j’ai été un peu retissant au vu des illustrations (contrairement à toi 😉 ).
J’espère que tu pourras nous le faire tester ^^.

25 03 2011
bEN

Oui peut être que le style visuel ne plaira pas à tout le monde, mais il y a tout de même un effort de fait. On largement plus que le minimum syndical niveau illustration dans ce jeu de rôle.

26 10 2011
Infornographie

Ah, moi j’ai bien aimé les illustrations, qui mettent bien dans l’ambiance sobre du jeu.
Par contre, il faut bien choisir ses joueurs : j’ai lancé une création de groupe un fois, et ça n’a vraiment pas marché comme je l’espérais, du coup je n’ai pas fait jouer.
Si tu lances un truc et que tu as une place pour un intrus, je suis preneur, parce que j’aime vraiment le jeu (et j’avais vraiment été conquis par la mini murder avec Brand).

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