La planète des singes : Les origines

6 09 2011

De retour de ma pause estivale, je vous propose un article sur le film de l’été qui m’a certainement le plus marqué, La planète des singes : Les origines. C’est le septième film cinématographique de la franchise inspirée du roman de Pierre Boule.  Contrairement aux autres films de la saga, celui-ci ce déroule antérieurement à la chute des hommes, il sert donc de préquelle à la série de films. Bien qu’il ne soit pas le premier film qui explique la révolte des singes, il n’en est pas un remake du film La conquête de la planète des singes, et explique différemment ce passage chronologique.  On y suivra donc l’ascension de « César » le chimpanzé qui libéra les singes du joug des hommes grâce à son intelligence supérieure.  Le rôle est interprété par le talentueux Andy Serkis (connu pour ses interprétations de Gollum dans le Seigneur des Anneaux et de King Kong dans le film éponyme).  Sans plus attendre, passons au synopsis du film :

Will Rodman (James Franco) est un scientifique de San Francisco qui tente de développer un remède (ALZ-112) contre la Maladie d’Alzheimer en testant génétiquement un rétrovirus sur des chimpanzés. C’est alors que le docteur Rodman se rend compte que le rétro virus augmente aussi l’intelligence des personnes auxquels on l’inocule. César, un chimpanzé né d’une mère faisant partie des tests cliniques, doué d’une intelligence hors du commun, élevé par le docteur Rodman va peu à peu devenir doué d’une conscience supérieure et tenté d’instruire les autres singes. 

 La planète des singes m’évoque tout d’abord la tirade culte de Charlton Eston « Take Your Stinkin’ Paws Off Me You Damn Dirty Ape! », le maquillage des singes, qui reste encore de nos jours, une prouesse reconnue dans la profession. Si le premier avait clairement marqué son temps et a permis la réalisation d’autres films et une série télévisée, la qualité de ceux-ci n’étaient pas toujours au rendez-vous. Lorsque l’on a su que Tim Burton allait réaliser un remake du premier film, il y eu comme une pointe d’espoir. Toutefois, cette version s’est révélée fort décevante, en dehors de du jeu de Tim Roth, le reste des scènes sont assez plates et n’ont pas le côté subversif que pouvaient avoir les films des année 70. Les effets spéciaux et le maquillage sont biens, mais ils ne sont là que pour le spectacle. Là où on s’attendait à du grand Burton, on a plutôt eu un film pop-corn qui se laisse regarder.

Andy Serkis en pleine séance de « motion capture » pour le rôle de César.

Partant de ce principe, j’étais quelque peu inquiet lorsque j’ai vu la bande annonce de La planète des singes : Les origines. J’étais toutefois curieux de voir ce que donnait le jeu d’acteur d’Andy Serkis sur un rôle tel que celui de César. Et il est tout bonnement époustouflant. Serkis a expliqué que, pour jouer le rôle du chimpanzé César, celui-ci a énormément travaillé à partir d’enregistrements sur ces singes, et particulièrement l’un d’entre eux appelé « Oliver » qui marchait sur deux pattes contrairement à ses congénères. Il a aussi fait des recherches sur les enfants surdoués afin de donner une âme toute particulière au rôle qu’il interprétait. On peut constater également qu’il a du effectuer des recherches sur des leaders charismatiques, certaines expressions de César faisant penser à des discours de Mussolini.

Le reste du film n’en est pas moins bien réalisé et joué, bien que la performance d’Andy Serkis éclipse quelque peu le reste. Le travail d’image de synthèse est tout bonnement remarquable (en utilisant la même technologie de « motion capture » du film Avatar), il est difficile quelque fois de dire si ce sont de vrais singes ou bien des acteurs en combinaison. Ce film démontre que la technologie ne fait pas tout et que le jeu d’acteur est extrêmement important : en effet il est difficile de donner une âme à une image de synthèse et que celle-ci ait l’air réaliste.  Le scénario, quant à lui, nous montre un danger bien réel, puisque la seule chose que je me suis dit lorsque je suis sorti du cinéma, c’est que tout ce que je venais de voir pourrait très bien se réaliser.

Pour finir sur une note plus joyeuse, j’espère que le réalisateur Rupert Wyatt sortira de nos nouveaux films de cette qualité.

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