Pacific Rim ou un rencontre du troisème type contre des robots géants vu par Guillermo Del Toro

31 07 2013

Dans un avenir proche, des montres venues d’une autre dimension pénètrent notre monde au travers d’une brèche dans l’océan pacifique. Afin de combattre à armes égales avec ces monstres appelés kaiju (en référence au terme japonais), les nations du monde entier ce sont réunies pour créer des robots géants aussi hauts que des fusées. C’est ainsi que les Jaegers sont nés, des monstres de titanes conduits par deux pilotes liés l’un à l’autre par une liaison neuronale.

© Warner Bros

Nous avons toujours vers regardé les étoiles en se demandant s’il y avait une autre forme de vie dans l’Univers, alors qu’en réalité nous aurions due regarder dans le fond des océans. Pour combattre ces monstres, nous avons créés nos propres monstres, c’est ainsi que le programme « Jaeger » est né. 

Cette liaison neuronale, possible grâce à la technologie de la « dérive », permet à chacun des pilotes d’être liés l’un à l’autre. Ainsi les pilotes contrôlent chacun un côté du robot tout en étant synchronisé avec l’autre étant donné que chacun sait ce que l’autre pense. Plus lien est fort entre les deux pilotes et plus leurs compétences de combat s’en voit améliorées. En conséquence, il n’est pas rare que les pilotes aient des liés familiaux.

C’est dans ce cadre que nous mène l’intrigue de ce film de Guillermo Del Toro, ou l’on va suivre la réintégration de Raleigh Becket, ancien pilote de Jaeger, unique survivant des pilotes des jaegers de troisième génération.

Guillermo Del Toro nous propose ici un film issu d’une idée originale qui n’est toutefois pas exante de références à des grandes œuvres de la science-fiction. On pensera bien sûr à Godzilla pour le côté monstre et à Evangelion pour pour le côté robot mécha pour les références les plus évidentes, mais on ne peut s’empêcher de penser à l’œuvre de Lovecraft et aux Grands Anciens lorsque l’on parle d’une race extraterrestre issue des profondeurs de l’océan (comme un certain Chtulhu).

Cette référence est d’autant plus forte que l’on sait que Guillermo Del Toro travaillait sur l’adaptation en film du roman Les montagnes hallucinées qui n’a finalement jamais vu le jour et qu’il a finalement commencé le chantier de Pacific Rim. On pourrait continuer longtemps la liste des références que l’on peut trouver dans ce film mais ce serait dans un premier lieu vous gacher un peu la surprise et dans un second temps pas forcément un argument imparable pour vous inciter à aller voir le film dans les salles obscures.

© Warner Bros

Raleigh et Mako, le duo de pilotes du Jeager « Gipsy Danger » (que l’on peut voir sur l’affiche de cinéma plus haut).

Si le scénario de Pacific Rim n’est pas forcément très développé sans pour autant être minimaliste, on sent clairement que des coupures ont été effectuées pour rendre le film plus dynamique. On aurait apprécié que certains éléments essentiels à l’histoire soient explorés avec plus de détail, de trop nombreux détails étant quelque peu éludés. Ce sera peut être chose faite étant donné que Guillermo Del Toro a promis entre autres choses, que s’il la suite était mise sur pied, il explorerait plus en détails les concepts comme la « dérive » qui est un élément majeur de la narration et sans le quel les pilotes ne pourraient pas conduire leurs Jaegers.

Néanmoins, il ne faut pas bouder son plaisir, Pacific Rim est un « blockbuster », l’intrigue n’est pas des plus poussées mais le film nous conquit par ces scènes d’action soignées.

Le moins qu’on puisse dire c’est que les combats sont chorégraphiés avec splendeur, on sent la lourdeur des méchas qui se déplacent, les coups et les impacts. On est bien loin des scènes, pourtant assez impressionnantes, d’un Transformers qui ne vont chercher que le côté spectaculaire et une rapidité des combats à la limite de l’épilepsie. Dans Pacific Rim, Plus les combats durent et plus on se demande ou va nous mener Guillermo Del Toro. On sort du film sans sensation d’écœurement de surenchère de testostérone, les combats ont une ampleurs épique mais ne sont pas lassant pour autant.

Il ne reste plus qu’à espérer que les recettes du film dans le monde soient bonnes étant donné que le film a reçu un accueil plutôt mitigé en salle aux États-Unis ne se hissant qu’à la troisième place du podium lors de sa première semaine d’exploitation. On peut toutefois espérer que le film fonctionne  plutôt bien dans les pays asiatiques étant donné que la majeure partie du film se déroule à Hong-Kong et que l’un de personnages principaux du film est japonaise.

Espérons donc que Guillermo Del Toro et Legendary Pictures qui sont derrière ce projet ont fait un pari gagnant et que le risque sera payant. En effet, ce film est sans doute l’un des derniers à être tourné à partir d’une idée original et non l’adaptation d’un roman ou d’un comics ayant déjà fait ses preuves auprès d’un lectorat geek au préalable. Il n’y a qu’à voir la programmation des films à gros budget des années à venir pour s’en persuader.

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