Don’t Rest Your Head, quand l’insomnie devient votre plus grande force (un jeu de rôle des écuries d’Augias)

6 11 2013

Après ce qui s’est passé cette nuit là, vous n’êtes plus la même personne. Impossible de dormir, comment oublier cet évènement traumatisant qui est devenu votre libération. Cet instant qui vous a ouvert un nouvel horizon vers un monde où tout est à découvrir. Vous êtes devenu bien plus que vous-même. Mais gare à la fatigue qui vous guète, votre allié qui vous permet de vous surpasser mais aussi votre fardeau qui, si vous ne faites pas suffisamment attention, sera votre linceul.

Don't Rest Your Head © Ecuries d'Augias

Bienvenue dans le Monde de Don’t Rest Your Head , une jeu de rôle où vous allez jouer des insomniaque qui découvrent un peu par hasard une ville qui semble défier toute logique. Les Ecuries d’Augias, traducteur de ce jeu indé qui avait cartonné aux Etats-Unis, nous propose ici un univers plein de mystères à découvrir pour sauver sa propre peau contre les monstres tapis dans la nuit ou tout simplement celui qui sommeil en nous.

 » Mad City est cet endroit caché et perdu, où les chaussettes manquantes et les jouets cassés trouvent une seconde vie… là où cette porte que aviez cru voir du coin de l’œil s’ouvre vers Mad City. « 

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L’habitant de l’infini, l’immortalité au service de la vengeance

26 06 2013

Nous sommes dans le Japon de l’ère Edo, Manji , un samouraï déchu, s’est rebellé contre son seigneur. Se rendant compte des mauvais agissements de son maitre et des ordres abjectes qu’il exécutait en son nom, il décide de l’assassiner. Poursuivi par des officiers du Shogun pour son acte, il sortira vainqueur de 100 joutes, ce qui lui vaudra le surnom de « tueur d’une centaine ». Durant sa cavale, il fait la rencontre d’une mystérieuse prêtresse qui lui inocule un vers, un « kessentchû », lui offrant la bénédiction, ou plutôt la malédiction de l’immortalité.

L'habitant de l'infini, Tome 1, Hiroaki Samura © Casterman 2004

L’habitant de l’infini, Tome 1, Hiroaki Samura © Casterman 2004

Afin de racheter tous ses meurtres d’innocents, Manji décide de tuer 1000 scélérats afin de rétablir un semblant de justice, une fois sa tâche accomplie, le kessentchû disparaitra de son corps. Dans sa quête de rédemption, Manji fera la rencontre de Lin et l’aidera dans sa propre quête de vengeance. Lin, second personnage principale de cette histoire, est une jeune fille qui fût le témoin du meurtre de son père sous ses propres yeux. Son père était maitre de Dojo de sabre et fut exécuté car il refusa d’intégrer son école à celle du Ittô-Ryû. Un  groupe de combattants  s’en prennent aux dojos du Japon dans le but de ne faire qu’une et unique école,  » l’école du sabre unique  » comme signifié dans les kanji Ittô-Ryû.

 » Il y a deux ans, j’ai tué cent innocents dont le mari de ma sœur. Pour me racheter… je voudrais consacrer le reste de mes jours à supprimer mille scélérats.  » Lire la suite »





La ligue des gentlemen extraordinnaires au XXe siècle

5 06 2013

Après nous avoir proposé des aventures réunissant les plus grandes figures de la littérature du XIXe siècle dans La Ligue des Gentlemen extraordinaires, Allan Moore au scénario et Kevin O’neill au dessin, nous proposent cette fois si de nous plonger à l’aube du XXe siècle. Nous sommes en 1910, dans un Londres pas encore tout à fait sorti de l’ère victorienne. Exit Docteur Jekyll /Mr Hyde ainsi qu’ Hawley Griffin alias l’homme invisible présents dans les précédents cycles, Allan Moore a profité de ce nouvel arc narratif pour introduire de nouveaux personnages.

La ligue des gentlemen extraordinaires - Century 1910, Tome 1, Allan Moore - Kevin O'neill - Ben Dimagmaliw © Guy Delcourt Productions ­ 2010

La ligue des gentlemen extraordinaires – Century 1910, Tome 1, Allan Moore – Kevin O’neill – Ben Dimagmaliw
© Guy Delcourt Productions ­ 2010

La ligue est désormais constituée d’une nouvelle équipe formée de Mina Murray (issue des romans de Bram Stoker et déjà présente dans les anciens tomes), d’Allan Quatermain Jr. et de l’énigmatique Orlando, personnage vieux de 3000 ans mélangeant quelque peu les lieux et les époques. Après avoir combattu le terrible Fu Manchu dans le premier cycle de la ligue et réussi à stopper l’invasion martienne en Grande-Bretagne dans le seconde cycle, la ligue va cette fois si devoir affronter  une menace occulte. Lire la suite »





Game of Thrones (Le Trône de Fer) vu par la chaine HBO.

24 06 2011

Le Trône de Fer est l’une des sagas dont vous entendez régulièrement parler  dans le monde geek. Son auteur, George R.R. Martin, a réussi à se faire une place dans un milieu où de grands noms s’imposent. Martin est parvenu à proposer un style propre en décrivant un univers médiéval fantastique où la magie est très peu présente (on parlerait de low fantasy en terme JDR) et mettant en scène un monde réaliste et assez sombre.

Eddard Stark (Sean Bean) sur le Trône de Fer

Ce qui frappe tout de suite par rapport à un roman tel que celui du Seigneur des Anneaux, c’est la complexité de l’intrigue politique et de ses retournements de situation. De même, Les héros de l’univers ne sont en rien manichéens et on voit, tel que cela ce passe dans la réalité, que les personnages les plus vertueux ne sont pas forcément les mieux récompensés. Toutefois, les personnes utilisant les ruses les plus viles ne sont pas toujours ceux qui s’en sortent le mieux non plus. L’un des autres éléments qui le démarque des autres romans du genre, c’est son découpage, chaque chapitre de la saga est narré à travers les yeux d’un des personnages de l’histoire. Un moyen assez astucieux de rentrer dans la tête des différents protagonistes et de s’attacher à chacun d’entre eux, mêmes ceux qui n’auraient pas forcement de base notre sympathie.

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« Majin and The Forsaken Kingdom » par Namco Bandaï Games

17 12 2010

Cette semaine, je vous propose un jeu dont vous n’avez peut-être pas beaucoup entendu parler. Il s’agit de « Majin and the Forsaken Kingdom ». Ce jeu est dans la lignée d’ « ICO » ou bien de « Shadow of The Colossus ». On vit ici une aventure à travers un personnage héros malgré lui. Tepeu (à prononcer te-pé-ou) est un voleur qui a un don des plus particuliers: il parle aux animaux. Il est l’un des seuls humains survivant d’une grande catastrophe. Il vit dans un monde désolé où tout est envahi par les Ténèbres et d’étranges guerriers recouverts d’une espèce de goudron en sont les sinistres émissaires. C’est grâce au bouche à oreille des animaux que vous serrez conduits jusqu’à un château où se trouverait une créature légendaire,

Majin and the Forsaken Kingdom

le « Majin ». Après une petite séquence d’infiltration, on découvre le bonhomme, une sorte de monstre gentil qui a tout le temps faim et qui souffre d’amnésie. Evidemment, ce dernier a perdu la plupart de ses pouvoirs et il falloir les retrouver. Ces pouvoirs, qui sont liés aux éléments de la nature (vent, flamme, foudre…), se récupèrent via des énormes fruits disséminés un peu partout dans l’univers. Votre compagnon, qui s’appel Teotl, vous aidera vaincre les Ténèbres grâce à sa force et ses pouvoirs végétariens (les fruits). Petit à petit, Teotl recouvrira la mémoire, vous aidant ainsi à découvrir ce qu’il s’est passé dans le royaume. Le fait est que l’on va vite devenir dépendant de son gardien, car tout seul, on n’est franchement pas fort, et que Teotl est le seul à pouvoir détruire définitivement les ennemis.

Question jouabilité, le jeu est plutôt agréable, il n’est pas trop dur de diriger votre compagnon qui est géré le reste du temps par l’IA ; évidemment, il y a toujours quelques ratés, par exemple, il ne va pas là où vous voulez qu’il aille, ou encore il ne combat pas le bon ennemi. Toutefois, après un temps d’adaptation et une maîtrise des différents pouvoirs du Majin, on arrive à se sortir de la plus part des échauffourées. Le jeu étant de type Action/Aventure, on enchainera les phases de combats et les phases de réflexions puisque comme Teotl est un peu grand, il ne peut pas, contrairement à vous, se faufiler un peu partout. Les animaux vous parleront tout au long de l’aventure avec des voix humaines (ça fait toujours bizarre d’entendre un perroquet avec une voix grave à Barry White) pour vous donner des indices ou vous parler de l’univers.

Teotl

Tepeu donne un fruit à son copain en bois 🙂

Vous aurez remarqué que les noms des héros sont à consonance précolombienne, ce n’est pas un hasard. L’univers s’inspire en effet de l’architecture précolombienne, mais aussi d’armures de conquistadors, une ambiance que l’on ne voit rarement dans les jeux en général et qui aide celui-ci à sortir du lot. Enfin, évidement, on voit bien que le jeu possède un message écologique, les Ténèbres ont un aspect de pétrole/goudron et votre compagnon fait plutôt esprit de la forêt que gros mecha en armure et il ne mange que des produits bio (même s’ils sont un peu bizarres). En somme, « Majin and the Forsaken Kingdom » serait le fruit de l’union entre « Zelda » et « Ico ».

C’est un jeu vidéo qui vous assurera au moins les 10 heures syndicales pour ceux qui veulent finir le jeu le plus vite possible, mais il peut être bien plus long si jamais vous souhaitez collectionner toutes les bribes de mémoires (qui vous donnent un costume super classe) et les coffres cachés un peu partout dans l’univers. Je conseille vivement ce jeu qui a été produit par Yoshiki Okamoto (connu pour son travail sur les séries Resident Evil ainsi que Street Fighter entre autres…) La magie du duo opère malgré le fait que vous ne contrôliez vous-même qu’un seul personnage à plein temps.

fight

Petit plus pour les possesseurs de PS3, un petit add-on est disponible gratuitement avec un code (pour moi, il était disponible dans la boîte). Je ne l’ai pas encore essayé mais c’est toujours agréable d’avoir un petit quelque chose en plus que la version console de Billou.





« Zombillénium » d’Arthur de Pins

2 11 2010

Halloween n’étant pas loin je me suis dit qu’il était de bon ton de faire un petit article dans l’air du temps. Je vais donc vous parler cette fois si de « Zombillénium », la nouvelle bande dessinée de Arthur de Pins. Cet auteur ne vous est sans doute pas inconnu car il a déjà officié sur les bandes dessinées « Péchés mignons » qui sortent dans le magazine Fluide Glamour, mais il a aussi réalisé les illustrations de la série des « Osez… » chez la Musardine Editions. On peut dire que cet auteur s’est fait un style propre très distinctif avec des personnages SD (super deformed, une grande tête et un petit corps) et un trait de dessin très informatique.

peches mignons

Péchés Mignons, la première série de Arthur de Pins pré-publié dans le magazine « Fluide Glamour »

J’avais beaucoup aimé son humour avec un zeste d’érotisme de sa série principale « Péchés Mignons », qui, d’après moi offre un peu de fraicheur dans l’univers fluide glacial. Je dois avouer que j’avais un peu d’appréhension vis à vis de cette nouvelle BD étant donné que son travail dans le collectif « Coiffeurs pour dames » n’était pas franchement un succès. Toutefois cette BD étant éditée chez Dupuis, je me suis dit qu’il fallait peut être tout de même y jeter un coup d’œil. Après lecture, je dois dire que j’ai bien fait de passer outre ma première appréhension puisque cette bande dessinée est vraiment sympathique et apporte du nouveau dans le créneau super encombré de la thématique « Zombie ».

Parenthèse à part, il faut tout de même avouer que les zombies sont partout en ce moment, il suffit de regarder les étals des libraires et le nombre de films ainsi que les jeux vidéos qui traitent ce thème. Cet article est donc fait pour vivement conseiller cette BD qui plaira même aux gens qui ne sont pas fan de zombies. Ici pas de gore, de tripes dans tout les sens, de cannibalisme à tout va. Tout simplement un parc d’attraction où tous les employés sont des créatures surnaturelles et ce, à l’insu des visiteurs. Un espèce de Disney Land de l’épouvante mais pas trop tout de même ou les petits et les grands peuvent venir se divertir. Le pitch de la série est bref mais simple:

« Ici, on embauche… pour l’éternité. »

zombillenium

Gretchen, le premier tome de la série « Zombillénium »

On y suivra donc les aventures d’une toute nouvelle recrue… qui l’est devenue à son insu ainsi que celle d’une stagiaire, Gretchen (qui donne son nom au premier tome), un peu particulière qui a visiblement des dons extraordinaires mais qui ne sont pas facilement contrôlables. Vous en dire plus ne ferait que gâcher le plaisir de la lecture. Je dois tout de même dire que je pense qu’Arthur de Pins est sans doute un grand fan de Michael Jackson.

Niveau dessin, on voit que Arthur, tout en restant dans le même style graphique a tout de même changé un peu sa manière de dessiner. Ici les personnages sont plutôt de taille proportionnés et peut être un peu moins schématisés que dans sa série « Péchés mignons ». C’est donc pour moi une franche réussite, un scénario sympathique avec beaucoup d’humour et un bon développement en perspective.  J’attends la suite de cette série avec une grande impatience.








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