L’habitant de l’infini, l’immortalité au service de la vengeance

26 06 2013

Nous sommes dans le Japon de l’ère Edo, Manji , un samouraï déchu, s’est rebellé contre son seigneur. Se rendant compte des mauvais agissements de son maitre et des ordres abjectes qu’il exécutait en son nom, il décide de l’assassiner. Poursuivi par des officiers du Shogun pour son acte, il sortira vainqueur de 100 joutes, ce qui lui vaudra le surnom de « tueur d’une centaine ». Durant sa cavale, il fait la rencontre d’une mystérieuse prêtresse qui lui inocule un vers, un « kessentchû », lui offrant la bénédiction, ou plutôt la malédiction de l’immortalité.

L'habitant de l'infini, Tome 1, Hiroaki Samura © Casterman 2004

L’habitant de l’infini, Tome 1, Hiroaki Samura © Casterman 2004

Afin de racheter tous ses meurtres d’innocents, Manji décide de tuer 1000 scélérats afin de rétablir un semblant de justice, une fois sa tâche accomplie, le kessentchû disparaitra de son corps. Dans sa quête de rédemption, Manji fera la rencontre de Lin et l’aidera dans sa propre quête de vengeance. Lin, second personnage principale de cette histoire, est une jeune fille qui fût le témoin du meurtre de son père sous ses propres yeux. Son père était maitre de Dojo de sabre et fut exécuté car il refusa d’intégrer son école à celle du Ittô-Ryû. Un  groupe de combattants  s’en prennent aux dojos du Japon dans le but de ne faire qu’une et unique école,  » l’école du sabre unique  » comme signifié dans les kanji Ittô-Ryû.

 » Il y a deux ans, j’ai tué cent innocents dont le mari de ma sœur. Pour me racheter… je voudrais consacrer le reste de mes jours à supprimer mille scélérats.  » Lire le reste de cette entrée »





[mini] Astro c’est aussi pour les tout petits :)

19 06 2013

Comme je vous l’avais dit précédemment dans cet article, je poursuis ma formation en Métiers du livre et du Patrimoine. Actuellement en Bibliothèque, je suis tombé sur ce petit album réunissant tous les plus grands héros de Tezuka Osamu dans un album jeunesse. Je me suis donc dit que je pouvais partager cette découverte avec vous et surtout aux geeks et geekettes qui ont un petit boutchou.

Un de perdu, dix de retrouvés!, Tezuka Productions © Editions Glénat 2011

Un de perdu, dix de retrouvés!, Tezuka Productions © Editions Glénat 2011

Dans cet album, le petit Astro découvre un paquet de bonbons par terre. Tout content de sa découverte, il continue son chemin et fait la rencontre de Melmo toute triste car elle a perdu son sachet de bonbons, découvrant que le sachet lui appartient, il lui rend. Et ainsi dix personnages vont donner à l’autre un objet qu’il a perdu. On fera ainsi la rencontre du roi Léo, de Princesse Saphir et du Docteur Blackjack. Lire le reste de cette entrée »





Akiba Manga, un magazine de prépublication chez Ankama

18 04 2011

Ce mois-ci est sorti le troisième tome d’Akiba Manga, un mensuel où l’on retrouve plusieurs mangas en prépublication. Étant donné que je suivais ce projet depuis le début, je me suis dit qu’il serait bien d’en parler ici pour expliquer un peu son principe.

Contrairement à nos magazines de prépublication qui se contentent parfois d’un premier tome, divisé en chapitres, les mangas au Japon sortent d’abord sous ce format magazine avant de finir en format broché, tels qu’on les trouve chez nous.

Le système de la prépublication est également différent sur le principe : en France, il s’agit simplement de donner goût au lecteur, tandis qu’au Japon, il faut survivre au passage magazine pour espérer sortir en librairie. En effet, les mangas sont soumis au vote des lecteurs.

Akiba Manga est un magazine de prépublication « à la japonaise » et se différencie du modèle français en proposant ce système de vote, via le net, pour cerner la popularité des séries. Bien sûr, les votes ont des incidences sur les chapitres d’Akiba Manga : Lire le reste de cette entrée »





Que sa volonté soit faite, un manga de Tamiki Wakaki

29 03 2011

Pas toujours très à jour ces deniers temps dans la publication de mes articles, j’ai décidé de me rattraper ce soir en vous proposant une petite critique d’une de mes dernières lectures manga du moment, Que sa volonté soit faite. Ce nom dira peut être quelque chose aux personnes qui regardaient la chaîne Nolife pendant les vacances de fin d’année puisque qu’ils avaient passés l’intégralité de l’anime.

L’aventure commence dans le Royaume des Ombres où l’on voit Elsea de Lute Irma (oui, le nom est un peu bizarre, je vous l’accorde), tout juste promue de son rôle de préposée au ménage à celui de démone. Elle se voit confier la tâche de capturer des âmes en fuite dans le monde des humains où ces âmes en fuite se cachent dans le cœur des humains (enfin surtout des jeunes et jolies petites japonaises). Le seul moyen de les faire sortir consiste à les rendre amoureuses. Pour accomplir sa mission elle doit former un tandem avec un humain, et quel meilleur humain que le « Dieu tombeur », un lycéen qui arrive a percer tout les sentiments des filles, qui arrivent à faire chavirer tout les cœurs… oui, mais dans les jeux vidéos de drague ! C’est ainsi que Keima Katsuragi, appelé par tous ses camarades de classe « otamegane » (qui veut dire « otaku à lunettes »), va malgré lui aider Elsy dans son aventure après avoir répondu sans trop se poser de questions à un mail lui lançant un défi et qui, par la même occasion, scelle un pacte avec les Enfers.

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Arrietty, le petit monde des chapardeurs.

17 01 2011

Toujours curieux des nouvelles productions du Studio Ghibli, je suis allé voir « Arrietty » ce weekend et je me suis dit que c’était l’occasion idéale pour faire ma première critique de film sur ce blog. Un article un peu différent pour cette fois-ci donc.

Tout d’abord, j’avais beaucoup entendu parler d’Arrietty, que ce soit sur la chaîne Nolife ou par le biais d’amis. C’était un film attendu par les fans du Studio puisque c’est le premier où Miyazaki passe un peu la main à d’autres talents pour la réalisation d’un long métrage. On savait que Hayao n’était pas très satisfait du travail qu’avait fait son fils Gôro avec son « Conte de Terre-Mer ».

Arrietty était un projet qui tenait à coeur à Hayao Myazaki depuis longtemps, il a confié la réalisation à un dessinateur du studio, Hiromasa Yonebayashi, présent depuis Princesse Mononoké. La patte de Hayao n’est présente dans ce film que dans le scénario, ce dernier ayant laissé libre champ à son réalisateur pour créer les story board et la mise en scène.

L’intrigue principale du film se déroule autour d’Arrietty (comme vous auriez pu l’imaginer) petite chapardeuse de 14 ans. Mais qui sont les chapardeurs? Les chapardeurs sont des petits êtres, humains d’apparence, moins grands qu’une fourchette. Ils vivent cachés dans nos maisons et chapardent nos biens pour pouvoir survivre. Leur existence ne doit pas être révélée aux humains car ces derniers sont généralement cruels envers eux. Lire le reste de cette entrée »





Les jeux cartes de chez XII Singes (1)

9 01 2011

J’ai constaté que de nombreux éditeurs de jeux de rôle se mettaient à sortir d’autres types de jeux, et tout particulièrement des jeux de cartes, attirant un plus large public que celui des rôlistes,. Le PDG de l’éditeur « Edge » n’a d’ailleurs pas caché dans une interview qu’il avait accordé à Tri Trac que c’est un secteur plus rentable que celui du jeu de rôle. Le jeu de carte est sans doute moins segmentant, vous pourrez ainsi jouer sans problème à un jeu de cartes avec un ami qui n’aimerait pas forcement prendre part à une partie de jeu de rôle. Certains de ces jeux, s’inspirant d’ailleurs de certains traits du jeu de rôle, sont sans doute plus connus du large public, on pense notamment à « Munchkin » et ses différentes extensions ou encore au « Loup-garou de Thiercelieux » qui font un tabac.

Toutefois, ces jeux n’ayant pas vraiment besoin que l’on s’y attarde car déjà célèbres, j’ai décidé de vous parler de deux petits jeux de cartes de chez XII Singes, Sakura Boys and Girls dans un premier temps et de Hanabi et Ikebana par la suite.

sakura boys and girlsSakura Boys and Girls est un jeu de cartes qui pourrait s’apparenter à première vu un jeu de « Memory ». On dispose sept cartes sur sept lignes et on place les cartes restantes en son centre. Tous les joueurs (de 2 à 5) partiront du centre, appelé l’internat pour s’étendre en haut en bas, à gauche ou à droite. Le but du jeu est de former des couples idéaux entre de jeunes lycéens et lycéennes, chacun ayant leurs centres d’intérêts propres qu’il faudra faire coïncider pour engranger le plus de points possible.

Premier constat, il faut de la place pour déployer toutes les cartes. N’espérez donc pas y jouer dans les transports. Second constat, les cartes sont plutôt agréables avec des dessins biens faits, même si le fond de la carte est le même chez tous les garçons et chez toutes les filles. Ainsi dans le monde de Sakura Boys and Girls, seuls les garçons ont le droit d’avoir un ordinateur et les filles d’avoir du carrelage par terre… Ce n’est néanmoins qu’un détail qui ne gâche pas la partie et permet de repérer plus facilement les cartes « garçon » et les cartes « fille ».

Par la suite, on peut constater un petit cafouillage dans l’explication des règles de déplacement puisque qu’il est dit que l’on peut aller « vers une carte » et non qu’il ne faille se déplacer d’une carte une par une (les règles de gain de points le laisse supposer par la suite puisque plus les deux amoureux sont éloignés, plus vous gagnerez de points). Le reste des règles ne sont pas complexes mais il vous faudra un petit temps d’adaptation pour bien se rappeler tout les paramètres à prendre en compte pour les gains accumulés par les couples.

partie de sakura boys and girls

Un début de partie de Sakura Boys and Girls

Le reste du contenu de la boite de jeu est constitué de pions et de jetons, on peut préciser que les petits jetons violets mis aux intersections se révèlent bien utiles une fois les cartes du jeu enlevés (une fois chaque couple réalisé, on enlève celui-ci de la table). Si le but du jeu à l’air assez simple, les joueurs avertis constateront qu’il y a des choix stratégiques à faire afin de rester en tête. Faut-il beaucoup de petits couples avec peu de points communs ou un petit nombre de couples qui engrangent beaucoup de gains, à chacun sa tactique.

Théoriquement, chaque carte forme un couple idéal avec une autre, toutefois cette dernière ne pourra pas toujours être assemblée si elle se trouve dans la pile de l’internat, et donc inaccessible. Après y avoir joué plusieurs fois, vous vous direz peut-être que c’est dommage que l’on ne puisse pas faire des couples « yaoi/yuri » dans le jeu car ça vous faciliterait bien la tâche à des moments (idée à creuser pour les XII Singes peut-être lol).

Un petit jeu agréable et facile d’accès, on peut y jouer aussi bien avec sa famille que ses amis geeks qui aiment les personnages manga. Le jeu aura néanmoins une durée de vie peut-être un peu courte. On fera agréablement deux parties de suite mais pas plus.

Je vous parlerais prochainement de Hanabi et Ikebana qui, d’après moi possède plus de potentiel.





« Gunslinger Girl » de Yu Aida

25 11 2010

Cette semaine je vous propose un article sur l’un de mes séries de manga préféré, « Gunslinger Girl », puisque le dernier tome est sorti le 18 novembre. J’avais découvert cette série par le biais de l’anime du même nom qui passait sur NRJ 12. L’histoire sortait un peu du lot des autres productions d’animés diffusés en France à cette époque, j’ai vite vu que celui si avait quelque chose de plus. Je me suis donc rendu chez mon libraire préféré (le bazar du bizarre pour ne pas le citer) pour y découvrir la version papier car, comme on dit, de l’anime au manga il n’y a qu’un pas. Arrivé au douzième tome de la série , je ne regrette nullement mon choix.

gunslinger girl

Le premier tome de la série Gunslinger Girl

Je me suis vite rendu compte que l’anime du Studio Mad House ne développait qu’en fait les tous premiers tomes du manga. Je suis donc vite arrivé sur de l’inédit qui m’a fait encore plus apprécier cette série. Le manga était à l’époque sorti chez Asuka Editions (qui depuis a été racheté par Kaze), un petit éditeur qui choisissait plutôt bien les titres de son catalogue. Mais trêves de bavardages et allons au vif du sujet.

Afin de faire face à la criminalité et au terrorisme qui ronge la République, le gouvernement italien décide de créer une nouvelle division au sein de ses services secrets : un nouveau corps d’agents se constitue, fait de soldats cybernétiques surentrainés aux tactiques et au maniement des armes. Ils iront sur le terrain pour effectuer les missions les plus délicates contre le crime organisé et les dangereux terroristes à la solde des mouvements d’extrême droite. Un seul problème à cette équation, les agents de terrain sont toutes de jeunes filles hautes comme trois pommes.  Chaque fille est entrainée et dirigée par un « fratello » (qui veut dire frère en italien) qui leurs donneront tous leurs ordres.

Pour maintenir cette activité sous couverture, tous les agents font partie de l’Agence d’aide sociale, mise en place pour développer la recherche médicale et l’assistance dans le pays. Au fur et à mesure des tomes, on se rend compte qu’en réalité les fillettes de l’agence ne sont pas là par hasard, elles ont toutes subi un traumatisme, aussi bien physiques que moraux. Pour qu’elles ne se rappellent plus de leur passé, elles sont « reconditionnées ». Une grande partie de leur corps a été modifié par des implants qui peuvent être remplacés en cas de blessures, mais qui leurs permettent aussi de décupler leur force et de rester plus longtemps actives sur le terrain qu’un être humain normal. Rompues au maniement des armes et des techniques de combats, on en fait de parfaites machines à tuer qui n’éveillent pas les soupçons. Après tout, qui irait imaginer qu’une petite fille bien propre sur elle porte une mitraillette dans son étui à violon?

cyborgs

La première générationdes cyborgs de l’agence d’aide sociale.

Au fil des tomes, on en apprend plus sur les différents personnages de la série, particulièrement sur le passé des fillettes, mais aussi de leurs « fratelli ».Si, à première vue, on peut craindre le côté fan service type « nanas et guns » du manga, cela est vite démenti. Ici, la psychologie des personnages prend une place prépondérante. On peut citer, par exemple ,toute la problématique entre les filles et leur « fratello » dont elles ont tendance à tomber amoureuses, ce qui les pousse à protéger de leur vie leur bien aimés. De l’autre côté, on voit comment les agents « adultes » essayent de gérer  une relation complexe avec ces fillettes ayant toutes un passé douloureux dont elles ne se rappellent pas mais qui a tendance à refaire surface. Quelles sont les motivations qui les ont poussés à entrer dans l’Agence ? On découvrira qu’en général eux aussi, ont un lourd  passé qui les a guidé dans ce chemin.

On suit une histoire captivante et des plus noires qui nous amène au questionnement sur de nombreux sujets brûlants d’actualité, l’enfant soldat étant en tête évidemment. L’œuvre nous perturbe et pose sans cesse la question de savoir si la fin justifie les moyens.

Yu Aida a sans nul doute fait de nombreuses recherches sur l’Italie avant de commencer son manga, on le perçoit dans ces petits détails qui ne trompent pas. Tout l’arc sur la Camora (la mafia napolitaine) est bien documentée, les différentes villes d’Italie sont parfaitement retranscrites dans le manga, c’est presque comme si on y était. C’est  un manga absolument magnifique qui, j’espère, aura une fin digne de la série.








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